mardi 24 avril 2018

Toutes blessent, la dernière tue



Merci à Belfond et Babelio

Toutes blessent, la dernière tue de Karine Giebel

Belfond, 2018, 744 p.

Thriller, Société

Maman disait de moi que j'étais un ange.
Un ange tombé du ciel.
Mais les anges qui tombent ne se relèvent jamais...
Je connais l’enfer dans ses moindres recoins.
Je pourrais le dessiner les yeux fermés.
Je pourrais en parler pendant des heures.
Si seulement j’avais quelqu’un à qui parler…

Tama est une esclave. Elle n’a quasiment connu que la servitude. Prisonnière de bourreaux qui ignorent la pitié, elle sait pourtant rêver, aimer, espérer. Une rencontre va peut-être changer son destin…

Frapper, toujours plus fort.
Les détruire, les uns après les autres.
Les tuer tous, jusqu’au dernier.

Gabriel est un homme qui vit à l’écart du monde, avec pour seule compagnie ses démons et ses profondes meurtrissures.
Un homme dangereux.
Un matin, il découvre une inconnue qui a trouvé refuge chez lui. Une jeune femme blessée et amnésique.
Qui est-elle ? D’où vient-elle ?

Rappelle-toi qui tu es. Rappelle-toi, vite !
Parce que bientôt, tu seras morte.


Il s'agit du premier livre de l'autrice que je découvre. Et une chose est claire : je suis bien contente d'en avoir 2 autres dans ma PAL, parce que je suis conquise par sa plume, sa façon de faire monter l'intensité mais surtout de réussir à aborder de vraies thématiques, et même des sujets de société.
Bref, je suis fan !
On va découvrir deux histoires en parallèle. Celle de Tama est incontestablement celle qui prend le plus de place, mais aussi celle qui prend le plus aux tripes. Parce que Tama est une esclave des temps modernes, en France. Une gamine qu'on est allé acheter au bled, en mentant à sa famille, à cette fin précise.
Et dès les premiers chapitres, on a mal. On est mal à l'aise, et ce malaise va aller en grandissant. C'est horrible, parce que c'est réaliste, c'est horrible parce que des Tama existent en vrai. 

lundi 23 avril 2018

C'est Lundi, que lisez-vous ? #100

Comme chacun sait, je pense, on retrouve tous les liens chez Galleane qui a repris ce RDV d'un blog anglophone.


On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 


J'ai enfin fini Coupez ! de Cameron McCabe, qui me laisse assez perplexe, même si je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé. Une chose est sûre, la chronique ne sera pas simple à rédiger !
J'ai été assez moyennement convaincue par Miss Alabama et ses petits secrets. Première rencontre avec l'autrice, et je n'ai peut-être pas choisi le bon roman. J'ai trouvé le tout assez convenu et prévisible, il ne restera pas longtemps dans ma mémoire.

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?


B.O.A., tome 1 de Magali ? qui réinvente le mythe des vampires de façon plutôt intéressante. Ceci dit, le côté dystopique reste assez classique, mais ça reste un bon divertissement !

  
3. Que vais-je lire ensuite ?

Je viens de recevoir 2 livres audio, et je vais commencer par le dernier livre de Delphine de Vigan, Les Loyautés.
Ce soir, je me lance aussi dans Le dernier jour d'un condamné de Victor Hugo, et on verra bien si j'ai déjà le temps de tout finir.

4. Blabla

Plus qu'une semaine avant les vacances, ce sera mon leitmotiv de la semaine. Et sachez-le, mon unique motivation !
Ce week-end grosse fiesta familiale en perspective pour les 2 ans de Paupiette, inutile donc de préciser qu'on est plongés dans les préparatifs jusqu'au cou !

Et vous, vous avez lu / fait quoi ?

dimanche 22 avril 2018

Jouons à... Azul !

Cette fois-ci, on se retrouve ni plus ni moins qu'avec le jeu qui a gagné tout récemment l'As d'Or au Festival International du Jeu à Cannes cette année (pour vous donner une idée, ce serait l'équivalent d'un prix Goncourt pour les bouquins, sauf qu'en principe, c'est vraiment gage de qualité).

Carte d'identité
Azul de Michael Kiesling
illustré par Chris Quilliams
édité par Plan B Games, 2017

2 à 4 joueurs
à partir de 8 ans

durée d'une partie : environ 30 mn

One-shot, rejouabilité infinie !

As d'Or 2018









C'est pour qui ? 

- ceux qui aiment la mosaïque
- ceux qui aiment les parties rapides
- ceux qui ont au moins un copain pour jouer avec
- ceux qui aiment les règles simples mais efficaces
- ceux qui aiment un peu de stratégie
- ceux qui aiment les jeux familiaux
- ceux qui apprécient les jeux un peu abstraits

samedi 21 avril 2018

La Perle et la Coquille


Acheter via Les Libraires

La perle et la coquille de Nadia Hasimi

Milady, 2016, 567 p.

Traduit par Emmanuelle Ghez

Contemporaine, Historique


Kaboul, 2007 : les Talibans font la loi dans les rues. Avec un père toxicomane et sans frère, Rahima et ses soeurs ne peuvent quitter la maison. Leur seul espoir réside dans la tradition des bacha posh, qui permettra à la jeune Rahima de se travestir jusqu'à ce qu'elle soit en âge de se marier. Elle jouit alors d'une liberté qui va la transformer à jamais, comme le fit, un siècle plus tôt, son ancêtre Shekiba. Les destinées de ces deux femmes se font écho, et permettent une exploration captivante de la condition féminine en Afghanistan.
Comme toujours quand j'ai un gros coup de cœur pour un livre, j'ai énormément de mal à mettre les mots qu'il faut dans ma chronique et toujours peur de ne pas réussir à vous donner envie de lire le petit bijou que j'ai découvert.
Parce que oui, ce livre est un coup de cœur. C'est un roman bouleversant, un de ceux qu'il faut lire absolument. Vous n'aurez pas raté votre vie si vous ne le faites pas, mais vous serez passé à côté de quelque chose de fort, de puissant, de beau et d'horrible à la fois.

jeudi 19 avril 2018

TB63TL #63 Un sacré break

BettieRose a lancé ce RDV pour parler d'une lecture que le thème nous évoque, histoire de pouvoir (re)parler de bouquins qui nous ont marqué et qui passent vite à la trappe avec le flot de nouveautés. Vous pouvez retrouver les liens sur son blog !

 
Après avoir fouillé dans les archives du blog, puis, de dépit, dans ma bibliothèque pour trouver des lectures encore plus anciennes, j'ai dû me rendre à l'évidence : aucun des romans qui m'ont plu n'ont pour thème ou durée de narration un week-end qui coupe du quotidien. Du coup, ben, je transforme une nouvelle fois le thème de la semaine.
Parce qu'après tout, si notre vie pendant une première petite escapade nous plaisait davantage que notre vie quotidienne ? Ben, on aurait envie d'y rester, voilà.
Et c'est comme ça que d'un passage dans un trou de terrier - ou pas loin - à la Alice au pays des merveilles, on se retrouve à vivre des aventures en trois tomes comme Jacob dans Miss Pérégrine et les enfants particuliers.
Acheter via Les Libraires
On passe du fantastique au début, quasiment à l'horreur. Au point que je me suis demandé si c'était une bonne idée de le lire avant d'aller me coucher. L'auteur réussit vraiment à nous mettre dans une ambiance toute particulière, aidé en cela, comme je l'ai dit, par des photographies juste ce qu'il faut de dérangeantes. Par la suite, le récit s'apparente davantage à un récit d'aventures. Et je dois reconnaître une chose : ces transitions passent très bien.
J'ai également apprécié le monde que crée l'auteur. On sent qu'il est réfléchi, et les explications qui nous sont amenées en même temps qu'à Jacob sont tout à fait plausibles. 
Je n'ai pas vraiment eu l'impression de lire un livre jeunesse. Les arcs narratifs ne sont pas si évidents, et surtout l'auteur ne prend pas ses (jeunes ou pas) lecteurs pour des idiots. Si je me doutais de certaines révélations (mais c'est sûrement également dû à mon esprit de déduction impressionnant), l'auteur n'y va pas avec ses gros sabots et le tout reste assez subtil.

mercredi 18 avril 2018

La bibliothèque de Paupiette #1

Je ne sais pas vous, mais j'ai toujours galéré à offrir des livres aux enfants. Des tout-petits aux plus grands, difficile de savoir ce qui correspond à quel âge (c'est encore trop rarement indiqué sur les bouquins), sans parler des goûts des chers bambins. Depuis que j'ai un enfant, une connaissance innée m'est tombée sur le coin du nez. Non, pas du tout. Je galère toujours autant, alors je prends des conseils et je laisse fouiner ma progéniture à la bibliothèque. (si je peux donner un conseil à ceux qui côtoient / ont des enfants : inscrivez-les à la bibliothèque ! ma fille y est depuis ses 6 mois, elle s'est fait des copains, elle apprend les règles spécifiques à la bibliothèque, on a pu découvrir de jolis albums que je n'aurais jamais eu les moyens de tous acheter et les bibliothécaires nous kiffent)
Les bibliothécaires tremblent-elles de terreur quand elles nous voient arriver en pensant au boulot supplémentaire que Paupiette va leur donner ? Peut-être, mais en attendant, elle commence à savoir ce qu'elle aime ou pas, et moi, je me plante moins.
Petite sélection des livres qu'elle manipule le plus en ce moment ! Pas d'albums pour cette fois, parce qu'elle est en période d'autonomie où elle lit "tout'seul, abêêêête, m'embêêêête" (traduisez "je veux lire toute seule, fiche-moi la paix bon sang de bonsoir") (est-ce que j'ai décidé que ma fille utilisait des expressions comme "bon sang de bonsoir" sans raison apparente ? oui) (est-ce que cette intro est bien trop longue ? oui)

mardi 17 avril 2018

Moana, tome 1 - La saveur des figues

Merci à Castelmore et NetGalley

Moana, tome 1 - La saveur des figues de Silène Edgar

Castelmore, 2018, 281 p.

Jeunesse, Science-Fiction


La Polynésie où vit Moana est désormais couverte de neige.
Et le monde, en proie à un terrible refroidissement, doit être repeuplé de toute urgence. C'est pour cela que Moana devra bientôt se marier et avoir des enfants. Mais Moana a un secret, son arrière grand-mère, Mémine, qui reste cachée à la maison pour ne pas être envoyée comme tous les anciens dans une maison du souvenir. Mémine raconte à Moana sa jeunesse, et comment était le monde, avant la terrible catastrophe.
C'est probablement ce secret qui donnera la force à Moana de refuser sa vie toute tracée et de partir à l'aventure...
J'apprécie beaucoup Silène Edgar. J'avais d'ailleurs eu un immense coup de cœur pour Fortune Cookies (plutôt destiné aux adultes, celui-ci, et jamais chroniqué rapport que je l'ai lu avant la naissance de ce blog) que je vous recommande chaudement.
Mais malheureusement, entre Moana et moi, ça ne l'a pas fait. Je lis pas mal de trucs en jeunesse, mais plutôt pour la tranche d'âge au-dessus, ce qui explique cela. Parce que c'est un livre bourré de qualités, bien écrit, et plein de messages positifs malgré un contexte pas simple.